—Non. Il a le droit d’y être. D’ailleurs, vous feriez blesser vos hommes inutilement.»
Le garde-moulin, qui se remettait un peu, prit la parole:
—«Fiston ne bougera que quand son maître sera de retour.
—Ah! son maître ...» soupira Fontès.
Et, donnant un dernier regard à la jolie créature de gaieté et d’amour si odieusement assassinée, il partit, songeant à ce que pouvait être son devoir le plus urgent dans l’horrible aventure.
III
La matinée s’avançait. Une matinée de septembre, tout à l’heure perlée de brumes, et qui maintenant, surgissait, lumineuse, hors des voiles que déchirait le soleil.
Clément Fontès, tout entier aux obligations que lui dictait l’événement abominable, parlait au téléphone, lorsque la vieille Margotte entra dans son cabinet. Vainement elle avait frappé. Mais, entendant la voix de son maître, elle pénétrait sans plus de façons, avec la familiarité qu’autorisaient son âge et la bonhomie des habitudes.