—A propos, quand partez-vous pour la campagne?
—Dans quinze jours ou trois semaines.
—Et vous allez toujours à Montretout?
—Toujours; mais nous passerons le mois d'août à Trouville.
—Encore à Trouville cette année! Cet endroit devient bien vulgaire.
—Je ne sais pas. C'est près de Paris, et, de cette façon, papa n'a pas besoin d'abandonner complètement ses affaires.
—Ah! oui, ses affaires, dit la marquise avec une emphase un peu dédaigneuse; j'oubliais...
—Nous vous verrons à Montretout, n'est-ce pas, chère marraine?
—Certainement... Et même... écoutez: voilà pourquoi je vous en parlais. J'y mènerai mon neveu René... après en avoir toutefois demandé la permission à vos parents. Il désire vivement leur être présenté. Il serait singulier, avec l'amitié qui nous unit, que mon fils, pour ainsi dire, ne connût pas votre famille, et vous-même, toute belle. Je ne sais comment ceci ne s'est pas fait depuis longtemps. Enfin, l'hiver est fini, vous ne recevez plus; nous attendrons que vous soyez à la campagne. C'est une promenade délicieuse, d'ici à Montretout, par le bois.
Gabrielle tendit son front à la marquise, qui l'embrassa avec tendresse; puis elle partit.