—Peut-être.
—Est-elle dans son droit?»
En posant cette question, le malheureux jeune homme attachait sur sa mère des yeux pleins d’une horreur et d’une douleur qui semblaient implorer leur pardon d’éclater indomptablement. Il y avait une appréhension indicible sur son visage, et en même temps une ferveur filiale qui s’humiliait de cette appréhension, se maudissait de n’y pouvoir résister.
La comtesse de Ferneuse regarda longuement son fils, puis, d’une voix calme:
—«Si elle en a le droit?... Mais je donnerais ma vie pour le savoir.»
Un inconnu redoutable s’évoqua dans la profondeur de l’accent, d’une indéniable sincérité. Une sensation d’énigme étreignit le jeune de Ferneuse, mais, du même coup, les vils soupçons cessèrent de violenter son cœur de fils.
Il fit le mouvement de s’agenouiller.
—«Oh! pardon ... pardon ... mère ...
—Y penses-tu!... On peut nous voir.
—Ma mère, j’aurai raison de ceci. Il y a un homme qui m’en rendra compte.»