Il cherchait un mot.
—«Pour moi,» interrompit tranquillement de Valcor.
—«Parfaitement, monsieur le marquis. Pour vous. Mais, vous savez, qui n’entend qu’une cloche ... Il n’est pas dit que, si vous aviez de bons arguments à nous donner ... Notre devoir est d’enregistrer le pour comme le contre. Même s’il s’agit d’adversaires politiques. La presse est un miroir.
—Fidèle,» souligna ironiquement Renaud.
Le récepteur du téléphone ne trahit pas l’effet produit par cet adjectif. M. de Valcor reprit:
—«Vous me demandez de bons arguments. Vous savez bien, mon cher directeur,»—et l’intonation se fit très significative,—«que j’en possède une multitude de ceux que vous appréciez le plus. Je les tiens à votre disposition.
—Mais, monsieur ...
—Je serai aussi persuasif que vous pouvez le souhaiter ... Je ne regarderai à aucun effort d’éloquence pour vous convaincre ...
—Je ne demande qu’à être convaincu, marquis,» dit la voix, qui s’adoucissait.