—Non!...» cria Valcor en bondissant.
La surprise de cette trahison de longue main eut raison de son flegme. Mais son émotion ne dura qu’une seconde. Tout de suite, il envisagea le parti qu’il pouvait tirer de pareils renseignements.
—«Il en a pris la photographie, dites-vous?
—Je vous le garantis. Ça vous embête, ce truc-là, monseigneur?...
—Ah! non, par exemple!» s’écria le marquis avec une spontanéité sincère. «C’est ce qui pouvait m’arriver de plus heureux. Poursuivez, mon garçon.
—Diable!» fit l’autre, déconcerté. «Mes gens se fourraient donc le doigt dans l’œil. Quand Pabro apprit par une lettre d’Escaldas qu’on allait vous tracasser sous prétexte que vous vous étiez substitué au véritable marquis de Valcor,—vous voyez que je suis au courant,—et qu’on lui offrait la lune pour qu’il vînt raconter ici qu’il vous avait vu double sans avoir bu, le vieux matois se rappela la photographie de la lettre, et se dit que l’original lui serait payé très cher par son Escaldas ...
—Par moi,» interrompit Renaud.
—Non, par l’autre. C’est là qu’il se montrait idiot, le vieux crétin. Vous proposer la lettre, à vous, ça, c’est une idée à Bibi.
—Que vous lui avez soumise?
—Pas de danger! Prêtez-moi vos ouïes encore un moment. Procédons par ordre.»