Sentinelle en armes sur la brèche de son magnifique destin, il allait avoir à repousser un assaut plus imprévu des forces obscures.
XX
L’ACCIDENT
UN matin, vers dix heures, le marquis de Valcor descendait les Champs-Élysées dans son landolet électrique, qu’il avait fait ouvrir.
Il venait, suivant son habitude quotidienne, de faire une promenade à cheval au Bois. Mais, suivant la même habitude, il avait, au rond-point de l’Étoile, laissé sa monture à un groom, pour éviter la rentrée fastidieuse, au pas, jusqu’à la rue du Bac. Son automobile le ramenait grand train.
Appuyé au fond, il parcourait les journaux, que son portier avait déposés soigneusement sur les coussins. Il fronçait les sourcils, ou souriait ironiquement, à mesure que s’agitait sous ses yeux toute la bourbe des passions humaines, remuées par le levain de son scandaleux procès.
Soudain, une secousse, un virement brusque, le sursaut des roues sur un obstacle ... des cris ... des gens qui courent ... l’arrêt net de sa voiture.