Un peu plus loin, là où finissait le parc, et où s’ouvrait, de l’autre côté de la route, le sentier descendant à la mer, un homme surgit inopinément, qui venait de l’intérieur des terres en suivant le saut-de-loup. Son apparition fut si soudaine que le cob fit un écart. Et l’étranger ne parut pas lui-même moins saisi, car il bondit en arrière, glissa sur la pente du petit fossé, et s’empêtra dans les broussailles.

Occupée de son cheval, Mlle de Valcor ne fit guère attention à ce maladroit. Mais son père se retourna, observant l’inconnu d’un regard singulièrement aiguisé.

—«Quand tu seras au tournant, tu arrêteras,» dit-il d’une voix trouble.

Et, comme elle tirait sur les guides un peu trop tôt à son gré:

—«Plus loin ... là, derrière les arbres ...» commanda-t-il, nerveux.

Un taillis cacha la voiture. M. de Valcor se souleva, tâchant de distinguer entre les branches la silhouette équivoque. Il la vit sortir de sa retraite aussitôt que la route parut vide, traverser cette route, et s’enfoncer dans le sentier qui descend à la mer. Avec un geste vague, Renaud se rassit.

—«Va,» dit-il.

—«Quelqu’un que vous connaissez, père?» demanda la jeune fille.

—«J’en ai eu l’impression.