—Qu’allez-vous penser! Je serais une défroquée! Oh! pas ça, non!... Novice seulement. Je n’avais pas prononcé mes vœux.
—Et pourquoi les auriez-vous prononcés? Pour contenter monsieur de Valcor?
—Oui, et grand’mère.
—Grand’mère, soit! Mais quels droits le marquis a-t-il de vous imposer sa volonté?»
La jeune fille leva ses yeux d’un bleu si vif, avec une évidente surprise. Peut-être n’avait-elle jamais réfléchi à cela.
—«C’est monsieur le marquis,» dit-elle.
—«Bon. Mais nous ne sommes plus sous le régime féodal. Et, malheureusement pour lui, le droit du seigneur n’existe plus,» répliqua Gilbert avec un sourire dont la candide Bretonne ne comprit pas l’équivoque.
—«Je ne sais pas,» reprit-elle après un silence. «Depuis que je suis au monde, j’ai toujours vu que, chez nous, on écoutait monsieur le marquis comme le bon Dieu.»
Elle se signa—pour effacer sans doute le léger sacrilège de sa comparaison.
—«Chez vous?... Qui donc y a-t-il chez vous, mademoiselle Bertrande? Si toutefois je ne suis pas indiscret.