—«Barpleu!...»
Elle eut la candeur de croire que l'existence de ce mari, révélée au colonel prussien, détournerait à jamais celui-ci de son entreprise galante. Et la candeur non moins grande de penser qu'il pouvait découvrir le sort d'un pauvre pioupiou français dans cette mêlée formidable de deux peuples.
—«Je vais vous écrire son nom... son régiment, monsieur l'officier... le temps de trouver du papier, une plume...»
Elle devenait empressée, presque souriante, les yeux adoucis.
La tentation, chez l'homme, se réveilla plus aiguë. Seulement il doutait de réussir par la force. Il eut recours à l'astuce.
—«Vous m'apporterez les renseignements ce soir, au château,» dit-il. «Je ne puis pas attendre.»
Louise se retourna, les bras tombés.
—«Mais oui,» reprit-il, en fixant sur elle un regard plus explicite sans doute qu'il ne voulait. «Venez au château vers neuf heures, après dîner... Je vous promets de m'occuper de votre mari. S'il se trouve en Allemagne, je veillerai à ce qu'il soit bien traité et mis en liberté le plus tôt possible.»
Elle demeurait figée.
—«Vous entendez, la cholie prunette?