—«Tu as fait cela!... Tu t'es conduite en créature perdue!... Tu as déshonoré notre nom!...

—A quoi bon m'injurier, ma mère? Vous ne pouvez pas savoir...

—Je ne VEUX pas savoir!...» cria la comtesse.

—«Vous ne le pourriez pas. Les circonstances ne vous apprendraient rien. C'est dans les cœurs qu'il faudrait lire...

—Dans le tien peut-être?... J'y verrais de jolies choses!...»

Armande se tut.

—«J'ai bien compris?» demanda sa mère, comme avec un dernier espoir d'écarter l'abominable calice, de n'y pas découvrir la suprême amertume. (Elle baissa la voix.) «Tu apporteras un bâtard dans notre famille?...

—Un bâtard, soit! mais du sang d'un héros,» dit Armande, dont la triste pâleur s'illumina d'un des rayons disparus, éclair d'amour et d'orgueil.

Cette révolte pour l'amant-martyr et pour l'enfant-victime parut à la comtesse une intolérable audace. Elle la châtia d'un mot affreux: