Des larmes noyèrent les yeux de Mme de Sélys.
— « Lolotte!… Chère petite Lolotte!…
— Marcienne… j'en mourrai!
— Tais-toi, oh! tais-toi!… »
Elles s'étaient rapprochées. Elles s'étreignaient à présent, frémissantes de sympathie, d'angoisse. La tête blonde s'appuyait sur l'épaule plus haute. L'aînée entourait la cadette de ses bras, avec un bercement imperceptible, comme pour une petite fille que l'on console.
— « Pourquoi as-tu fait cela, Marcienne?
— Je ne puis pas te le dire.
— Je t'aimais tant!… Et maintenant… de t'embrasser ainsi, il me semble que je trahis mon frère.
— Ne crois pas une pareille chose.
— J'ai eu des idées affreuses. J'en aurai encore. Comment vivre entre vous deux désormais?