—Je la lui donnerai.
—Comment?
—Je ne sais pas encore. Mais ne craignez rien, mon Père. Je ne reverrai cette jeune fille, je ne penserai à elle comme à ma femme future que lorsque j’aurai trouvé cette preuve, qui échappe toujours, et que je saurai découvrir. En attendant, tout me dit que le sort ne m’a pas condamné à une erreur monstrueuse, et que l’unique amour de ma vie n’est pas criminel. C’est impossible. Le marquis de Valcor que ma mémoire me peint, n’est pas l’homme qui avait juré à ma mère une fidélité éternelle. Je ne suis pas son fils. Cependant, fût-il un démon d’astuce plus habile encore que nous ne le soupçonnons d’être, il n’aurait pas formé le projet de me donner sa fille, s’il me savait le frère de cet ange pur, qu’il adore. Non, mon Père, ces crimes-là ne sont pas humains. Nous n’avons pas le droit d’en accuser même celui qui nous paraît chargé de bien étranges et mystérieux forfaits.
—Votre raisonnement est juste, mon enfant. Mais le raisonnement ne suffit pas en pareille occurrence. Il faut que la vérité éclate d’une façon absolue.
—Ce sera mon but et ma tâche,» dit le jeune comte de Ferneuse.
XIII
LA PIERRE DE SANG