—«C’était mon frère.
—Votre frère?... Mathias Gaël?
—Mon demi-frère, du moins.
—Était-il vraiment le père de Micheline?
—Non. Le père de Micheline, c’est moi.
—Vous m’avez donc menti? Vous le reconnaissez?
—Oh! je le reconnais tant que vous voudrez, madame. Comment pourrais-je vous offrir toute la vérité, si je n’étais résolu à convenir de tous les mensonges?
—Parlez donc,» dit la comtesse de Ferneuse.
—«N’attendez pas de moi un récit,» reprit ce singulier criminel, qui s’exprimait avec la hauteur tranquille d’un innocent et l’orgueil d’un héros. «Je suis un homme d’action. Je dédaigne les mots. Je veux établir trois ou quatre points. C’est tout. Il y a des choses que je ne puis supporter de vous laisser croire.
—Lesquelles?