Nous ne possédons rien de ces biens sans mesure,

Pas même un jour certain dans l'abîme des jours;

Tout nous est étranger dans l'immense Nature,

Tout, jusqu'au cœur chéri qui s'ouvre à nos amours.

Murés dans le présent, prisonniers dans notre être,

Ce que nous possédons des trésors poursuivis

C'est le mirage seul que nous fait apparaître

La seconde éphémère où nous disons: «Je vis.»

La vision d'hier est à jamais éteinte;