Nous pensons au passé durant le crépuscule,
Mais votre âme éblouie embrasse l'avenir.
Nous nous disons: «Ceci n'a pu le retenir...»
Vous, devant l'horizon qui sans cesse recule,
Vous songez que l'exil est court et doit finir.
Car la Nature ainsi dirige nos pensées;
Nul ne soustrait son cœur à l'effet souverain.
Que le ciel soit d'azur ou bien qu'il soit d'airain,
Que les étoiles d'or y brillent balancées,
Notre rêve aussitôt devient sombre ou serein.