Nous suivons le vol fou des nuages rapides.
Mais vous, vers l'équateur avançant chaque jour,
Vous voyez s'élever de la mer, tour à tour,
Des constellations nouvelles et splendides,
Promontoires de flamme au scintillant contour.
Vous saluez, tandis que nos chairs se hérissent
De douleur et de froid, un éternel été.
Vers la rive immuable où vous êtes porté
L'espoir tourne vos yeux. Les bonheurs qui périssent,
Seuls, captivent encor notre cœur attristé.