Mon amour à vos yeux voilera sans relâche
Le néant, même en lui.
Vous ne me direz plus qu'il est court et fragile,
Que la satiété mène aux mornes adieux.
Par lui vous garderez sous votre front d'argile
L'esprit serein des dieux.
Au bout de ce chemin rude et plein de vertige
Que vous suivez, marchant vers un but inouï,
Beau lis, il fleurira, mystique, sur sa tige
Toujours épanoui.