Que versent ici-bas les douloureux amants:

L'ineffable pitié même est pour moi sans charmes

Si je n'ai vos tourments.

Si je n'ai vos fiertés, qu'importe qu'on me blesse?

Qu'importent les dédains par avance acceptés?

Tous les souffles amers courberont ma faiblesse

Si je n'ai vos fiertés.

Si je n'ai vos aveux à répéter en rêve,

Qu'importe que la nuit vienne au gré de mes vœux,

Sous les astres, chanter son doux hymne sans trêve,