SOUFFLES D'AUTOMNE
Ce soir, ô mon ami, sur notre cher village
Le premier vent d'automne a tristement soufflé.
Nos bois se sont emplis d'un tumulte sauvage,
Dont mon trop faible cœur est jusqu'au fond troublé.
Car sous le sombre ciel meurt la saison bénie,
La rapide saison de nos bonheurs furtifs,
Et c'est un souffle plein d'amertume infinie
Qui tord et fait gémir les grands chênes plaintifs.
Reverrons-nous jamais la douce solitude