Qui prend l'homme au berceau pour le conduire aux cieux,

Qu'on parcourt, enivré d'encens et de cantiques,

Versant du repentir les pleurs délicieux.

Saints transports effaçant toute douleur charnelle,

Inépuisable amour issu d'un cœur divin,

Impérissable espoir d'une extase éternelle,

Qui vous a possédés n'a pas souffert en vain.

Pour l'assouvissement des appétits sans trêve,

Malgré ses moissons d'or, le monde est trop étroit;

Mais aux déshérités s'ouvre le champ du rêve...