Le vapeur nous emporte au chant de sa machine ;

Les îles du couchant nous font de beaux adieux

Et les vents jusqu’à nous portent leur voix divine.

Nous entendons grandir ton immense rumeur,

Formidable Atlantique illuminé d’écume

Dont chantent les longs flots comme un immense chœur

Et qui fais du vapeur sonore ton enclume.

Nous frôlons des trésors que nous ne verrons pas,

Des peuples inconnus de poissons et de plantes,

Des joyaux inouïs, des carènes, des mâts,