D’être le miroir flou du paysage,

De bondir, de heurter les racines des bois.

Je suis lasse, parmi les forêts monotones

D’être toujours en plein exil ;

Je fus aux nuits d’hiver le givre au pâle fil

Et la pluie aux soirs de l’automne.

Serpent vert des prés lumineux,

Blanche crinière des cascades,

Je descends vers les golfes bleus

Où sont les thons et les dorades.