J’ai jailli d’une source en face du matin,

J’ai coulé sous de noirs ombrages,

J’ai traversé mille villages,

Je suis au bout de mon destin.

Encor un effort vers les beaux rivages,

Encor quelques heurts, encor quelques bonds

Et ce sera la plaine unie,

La grande plaine infinie.

Par un matin vibrant et léger, loin des monts,

Où j’ai gémi durant d’inexorables lieues,