Ta faucille d’argent, gloire du ciel vermeil,
Nous guidera tous deux vers un nid de sommeil,
Où nous serons bercés par l’écho des ravines.
Tandis que mon amant, couché dans les roseaux,
Ecoutera frémir le luth des brises d’eaux,
Je boirai des baisers entre ses lèvres minces ;
Il sera, pour mon cœur, le plus charmant des princes
Et sur les ongles purs de ses doigts de clarté,
J’admirerai les fins croissants couleur d’aurore,
Qu’en signe de tendresse et de félicité,