Aux doigts des bienheureux ton astre fait éclore.

Quand tu viendras, pareille au beau rayon de miel,

Eblouir l’essaim blond des abeilles du ciel,

Nous viderons la coupe où le désir s’étanche,

Sans épuiser pourtant sa suprême douceur.

Notre amour va grandir au gré de ta splendeur,

Et, quand par un grand soir ta face pleine et blanche

Mettra sur les sommets une aube de dimanche,

Nous irons sur les monts t’élever un autel.

Ah ! quelle ivresse souveraine,