De beaux soldats chantaient la guerre et la victoire,

Les expéditions vers les pays conquis ;

On entendait les mots de patrie et de gloire.

Mais tandis qu’ils chantaient l’ample sérénité,

De larges hurlements troublaient leur harmonie,

Plus vaste le troupeau des vains déshérités

Proclamait la géhenne ardente de la vie.

Des malades affreux, d’horribles amputés,

De grands vieillards usés, des nains courbant la taille,

Des hommes nus traînant la femme et la marmaille