Et la lune pleurait au fond du ciel en deuil,
Sur la route où passait la tristesse des hommes.
Des nuages sanglants imitaient des fantômes
Et la lugubre nuit semblait un grand linceul…
Et pourtant, c’est de vous que nous tenons les rêves,
L’idée au vol hardi, l’idéal tout puissant ;
Et sans vous, nous serions des Bêtes sur les grèves,
De sombres carnassiers toujours ivres de sang.
Vous êtes nos maisons, nos navires, nos plaines,
Nos arches, nos clochers, nos lumières, nos ports ;