J’imagine, ce soir, que je suis le printemps.
Paris danse et je suis emporté par ses houles.
Mon cœur plein de désirs n’a pas encore aimé,
Comme un vaisseau fleuri sur un fleuve embaumé
Je monte et je descends le beau fleuve des foules ;
Et je jouis ce soir du trouble radieux
De sentir que je traîne un sillage de gloire,
Et que je porte, au cœur d’une humanité noire,
La beauté lumineuse et parfaite des dieux !