Je fais songer aux chants des nuits vénitiennes.
Aux miroirs de mes yeux sont les mers anciennes.
Le marbre de ma chair est digne de Paros.
Je suis droit, je suis pur comme le feu du cierge.
Je marche devant moi sans crainte de l’affront,
J’aperçois aux miroirs la pâleur de mon front
Et je suis à la fois et l’éphèbe et la vierge.
L’aurore rêve encore en mes yeux éclatants.
J’étais de sept enfants celui qu’aimait ma mère
Et sachant que mon charme est un don éphémère,