Je porte haut mon front que ne souille aucun fard.
Mille cœurs pour mon cœur brûlent d’un amour sombre,
Mille caprices fous me provoquent sans fin,
Moi qui ne suis vêtu que de grâce et de lin
Des yeux voluptueux me poursuivent dans l’ombre.
Je suis comme un jeune arbre exquis et plein de sève
Dont on voudrait cueillir les fruits à peine mûrs,
Ma voix est musicale et mes genoux sont purs,
Parmi tant de laideurs je suis le divin rêve.
J’ai le corps d’Adonis et le regard d’Eros.