Je vais, toute la nuit, chérir la délaissée,
Pour qu’elle emporte à l’aube, au sortir de ce bal,
L’orgueil d’avoir été divinement bercée.
Il suffit bien souvent, pour embellir demain,
Dans ce monde où l’amour est plus fort que la haine,
Qu’un instant le bonheur nous ait pris par la main
Et que deux yeux se soient penchés sur notre peine.
O TOI
A Renée M.
O toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !
Baudelaire.