Je ne sais rien de toi, mais je te vis de près

Par une folle nuit et j’aimai ton teint frais,

Ton jeune corps, tes yeux, ton sourire, tes lèvres,

Depuis, je suis brûlé de nostalgiques fièvres.

Je te cherche partout et ne te trouve pas.

Parfois, je me retourne en entendant des pas,

Mais ce sont d’autres yeux qui passent dans la rue.

Je te cherche sans fin dans l’ardente cohue

Des sombres boulevards où je te rencontrai,

Par ce beau soir plus tendre encor qu’un soir de mai.