V
Lorsque nous nous croisons dans la banale rue,
Ton beau regard en moi plonge un si frais bonheur,
Que je voudrais chanter un poème à la nue,
J’entends le galop fou des chevaux de mon cœur.
VI
Sans mots, nous nous faisons de troublantes promesses,
Chaque fois que nos yeux s’attirent dans le soir.
Partirons-nous bientôt sur la mer des ivresses ?
Resterons-nous plutôt aux rives de l’espoir ?