Des frégates glissant dans l’immobile azur
Sur la sérénité de ton beau golfe pur.
Il n’est pas de serpents dans tes savanes claires,
Les lianes en fleurs sont tes seules vipères.
Tes derniers « diablotins » à jamais sont partis
Mais ta vierge forêt regorge d’agoutis,
De perroquets plus verts que les plus verts feuillages,
De lézards aux yeux d’or, de sarrigues sauvages
Et de beaux ramiers bleus dont le roucoulement
Chante la solitude et le recueillement.