Je demande parfois au vent quand il voyage :
« N’as-tu pas vu la Fleur splendide du printemps ?
Puis-je espérer encor, exquis et repentant,
Retrouver le divin, le merveilleux visage ? »
Et le vent me répond : « Reste au bord des grands bois
Et garde dans tes yeux l’image qui t’est chère.
Ne va pas soulever le voile du mystère.
Il ne faut plus songer aux beaux yeux d’autrefois. »
Alors, je crie au loin, sous la lune émouvante :
« Beaux yeux, beaux yeux charmants, qu’êtes-vous devenus ? »