Plus bleu qu’un soir de France ou qu’un soir d’Italie,

Un voile de mystère et de mélancolie

Plane sur les sommets qu’éclairent des boucans.

Sur la mer passe un vol grave de pélicans,

De sauvages parfums montent des forêts sombres ;

Et par delà les pics qu’enveloppent des ombres

La lune monte au front dentelé des volcans.

Ah ! je donnerais bien toute la solitude

Des grands monts violets, toute ma quiétude

Pour le divin bonheur de revoir deux yeux bleus.