Mais avant de passer à la description des autres cercles, le poëte s'arrête dans son onzième Chant, pour jeter un coup d'oeil sur tout ce qu'il a vu, et sur ce qui lui reste encore à voir. Il considère cette dernière portion comme un nouvel Enfer, qu'il partage en trois cercles:

Le premier cercle de cette division nouvelle est le septième de tout l'Enfer. Il se subdivise en trois donjons, qui contiennent les différentes sortes de violences.

Le deuxième, qui est le septième de tout l'Enfer, se subdivise en dix vallées, où sont renfermés tous les genres de perfidie.

Le troisième, qui est le neuvième et dernier de l'Enfer, se subdivise encore en quatre donjons, où sont punis tous les Traîtres.

Au milieu de chaque cercle, il y a toujours un gouffre qui conduit au cercle suivant. Le poëte emploie divers moyens pour descendre de l'un à l'autre.

L'ENFER

CHANT PREMIER

ARGUMENT

À la chute du jour, le poëte s'égare dans une forêt.—Il y passe la nuit, et se trouve au lever du soleil devant une colline où il essaye de monter, mais trois bêtes féroces lui en défendent l'approche. C'est alors que Virgile lui apparaît et lui propose de descendre aux Enfers.

J'étais au milieu de ma course, et j'avais déjà perdu la bonne voie, lorsque je me trouvai dans une forêt obscure, dont le souvenir me trouble encore et m'épouvante [1].