[4] Électre, fille d'Atlas et mère de Dardanus, tige des Troyens. C'est ainsi qu'Énée le raconte à Évandre dans l'Énéide. Beaucoup de peuples ont prétendu descendre de cet Atlas.
[5] Aristote, qui régnait alors despotiquement dans l'école. Montaigne l'appelle monarque de la doctrine moderne.
[6] Ptolémée, l'astronome.
[7] Avicenne, fils d'un roi d'Espagne, dont il nous reste quelques livres de physique.
[8] Averroès de Cordoue, Arabe qui contribua beaucoup à répandre la doctrine d'Aristote, par ses commentaires.
[9] Ce chant, qui ne nous apprend rien, était, au temps du poëte, une petite encyclopédie. Il y étale une longue nomenclature des personnages de l'ancien Testament, des héros et des savants, et semble se rendre témoignage à lui-même de cette supériorité d'érudition sur son siècle. On doit pourtant admirer avec quelle noble autorité il place dans son Élysée, et loin des peines de l'Enfer, Saladin qui avait fait tant de mal aux Chrétiens. C'est avec la même hardiesse qu'il place Caton au Purgatoire, Trajan au Paradis, etc., etc. Le poëte ne décrit point de tourments pour les âmes des limbes: leur peine est de désirer sans espoir; elles ne doivent pas posséder ce qu'elles n'ont pas connu, mais elles ne peuvent être punies pour le mal qu'elles n'ont pas fait.
CHANT V
ARGUMENT
On trouve le juge des Enfers à l'entrée de ce deuxième cercle, où sont punies les âmes que l'amour a perdues.—Description de leur supplice. Aventure de Françoise d'Arimino.
Déjà nous descendions à la seconde enceinte de l'abîme: de son contour plus resserré s'élevèrent des cris plus aigus. C'est là que gronde sans cesse le monstrueux juge des Enfers. Assis à la porte, il pèse les crimes, les juge, et les condamne d'un signal.