— Je crois que votre venue ici est un pas de clerc. J’entends, de ma part. Vous l’avez dit, le meurtrier n’est probablement pas français. Ici, nous avons des méthodes. à part. Nous devons, hélas, tenir compte de certaines influences… occultes…

— Bref, fais-je, vous n’avez que faire de ma bonne vieille psychologie. Vous voulez rester entre vous dans vos meurtres, n’est-ce pas ?.. Vous me trouvez un peu turbulent, hein ?

Il ne répond pas.

— Écoutez, Grane, dis-je en lui prenant le bras, je suis certain que vous êtes un honnête homme et un brave type. Vous souffrez de cet état de choses et, en votre for intérieur, vous aimeriez que la lumière éclate. Eh bien, écoutez-moi : elle se fera ou j’y laisserai ma peau. Si vous me connaissiez, vous sauriez qu’on ne m’intimide pas facilement. Tout ce que je vous demande, c’est de me laisser aller de l’avant. Si vous craignez pour votre situation, rompons les ponts.

Il hésite.

— Vous êtes très courageux, fait-il, seulement, vous ne pouvez comprendre en quelques heures nos mœurs. Il y a des puissances…

— Occultes, vous l’avez dit.

— Des puissances d’argent influentes. C’est ainsi. Je ne critique pas notre régime, il en vaut beaucoup d’autres. Il suffit seulement de comprendre le système et de savoir s’y intégrer.

— Bref, de laisser faire, de la boucler lorsque des Maresco font les gros yeux.

— En somme, oui.