— Jusqu’à la ceinture ! Fais-je. A franchement parler, ça m’a l’air duraille.

— Vous n’avez pas confiance en vous ? demande-t-elle.

Je ris de cette innocente provocation.

— Mettez-vous à ma place, si vous vous en ressentez, miss. Je ne connais pas votre langue, encore moins votre ville et pas du tout vos mœurs. A part ça, on me demande de trouver un criminel que vos flics à vous — réputés comme étant fortiches, cependant — n’ont pu dégauchir. Ça ressemble plus à un numéro de cirque qu’à une enquête. Vous ne trouvez pas ?

Elle devient grave.

— Oui, fait-elle, a priori, ça paraît très difficult.

— … cile ! Difficile !

— Oh ! thanks !

Elle sort une cigarette de sa poche. Je m’empresse pour lui donner du feu et elle me souffle une bouffée bleutée au nez.

— Pourtant, Grane a raison : vous, vous connaissez les réactions d’un criminel français.