Sur ces réflexions pessimistes, le bignou grésille. Je décroche. Un zig me susurre que miss Cecilia est là.

— Faites monter ! Come on ! Je meugle.

Je n’ai que le temps de passer mon bénard, la souris est devant moi, gentiment coiffée d’une toque en peau de léopard et portant une veste de lainage vert agrémentée d’un col en léopard aussi. Resplendissante ! Vous la verriez dans une vitrine, vous entreriez pour demander le prix ! Et vous seriez capable de payer avec un chèque sans provision afin de pouvoir l’emporter tout de suite !

— Hello ! lance-t-elle joyeusement.

J’ai le torse nu, mais ça n’a pas l’air de la choquer le moins du monde !

Je réponds :

— Hello !

Ici, c’est une bonne habitude à prendre.

Elle lance un regard en biais au dossier étalé sur le cosy.

— Déjà dans l’affaire ?…