Elle vaut l’exercice !

Elle est rousse comme une couverture de revue déshabillée. Elle a les yeux verts — c’est ce qui va le mieux aux rousses ! — et ses jambes sont parfaites. Le brancard idéal, quoi !

Je monte dans ma tire et j’attends. Qui vivra verra, comme le dit si pertinemment Félicie, ma brave femme de mère !

L’attente se prolonge. Je vois calter les compagnes de ma bergère. Mais elle tarde et ça m’inquiète.

Sans doute s’est-elle aperçue du larcin et est-elle affolée.

J’attends encore. Enfin, la voilà. Le valseur ondulant. Elle me sourit si gentiment que mes craintes s’évaporent comme de la rosée d’avril.

Elle s’avance vers ma guindé. Elle est belle, ma foi ! Elle a renforcé son maquillage et s’est vaporisé un parfum pas tellement désagréable.

Elle est gentillette.

Une fois à mes côtés, je ne peux attendre ; je la serre contre moi et je lui file un patin maison. Après ça, elle peut faire de la pêche sous-marine, elle a acquis l’entraînement nécessaire.

Je démarre.