Il hausse les épaules :

— De la façon la plus stupide qui soit… J’avais, l’an dernier, dans mon équipe, un Canadien nommé Le Français. C’était son nom patronymique. Or je tiens une comptabilité de mes collaborateurs officiels. Chacun d’eux figure sur un gros carnet où ses opérations sont inscrites. Ce carnet m’a été dérobé. L’assassin des filles a découpé l’en-tête des pages sur lesquelles j’avais écrit le nom du Canadien.

— Je comprends. Vous me racontez tout cela pourquoi, Maresco ?

— Parce que vous n’êtes pas bête et qu’on profite toujours de l’opinion d’un homme intelligent.

— Je vois. Alors, pourquoi avez-vous cherché à m’éloigner au lieu de m’engager ?

— Je n’engage pas les flics trop perspicaces.

— Ils peuvent en découvrir trop ?

— C’est ça.

— Et, maintenant, vous ne craignez plus que j’en découvre trop sur votre compte ?

— Non, puisque je vous tiens.