— Vous êtes bien reposé ? demande-t-elle.

— C’est rien de le dire, mon âme…

Je la chope par la taille. Je suis tout prêt à remettre le couvert, mais elle me repousse.

— Il faut que j’aille à mon bureau.

— Eh bien, soyez sage. S’il y a du nouveau, vous me téléphonez ?

— Oui.

— Écoutez, je ne répondrai au téléphone que si je suis certain que c’est vous. Pour cela, appelez-moi deux fois. Une première, vous raccrocherez dès que vous entendrez votre sonnerie d’ici, vous compterez dix secondes et vous referez le numéro. Compris ?

— Compris !

Un beau patin pour mariage pauvre et me voilà seulâbre dans la strasse.

Je baisse l’amplificateur du poste jusqu’à n’avoir qu’un murmure imperceptible du dehors. Je chope un paquet de gitanes et je commence à le réduire en cendres en me laissant bercer par l’orchestre de chambre.