— Je voudrais vous parler seul à seul, lui dis-je.

Le consul, que j’ai affranchi, se retire. Maresco n’a pas eu un geste de surprise en m’apercevant. Il m’a salué très gentiment, avec comme de la déférence.

— Alors ? demande-t-il.

— Écoutez, fais-je, je commence par m’excuser pour la façon dont j’ai faussé compagnie à mes anges gardiens, mais je ne peux pas travailler avec des types sur mon dos. Une enquête, c’est comme l’amour, ça se fait sans témoins.

Il sourit d’un air de dire : bagatelle !

— Ce qui importe, pour vous, lui dis-je, ce sont des résultats. Eh bien ! Soyez heureux, j’ai votre tueur !

Il a un frémissement.

— Est-ce bien vrai ? dit-il très vite.

— Oui. C’est le lieutenant Grane.

— Allons donc !