Il murmure, d’une voix très calme, très étudiée :
— Je vous demande pardon…
Je me détourne lentement et plante mes yeux dans les siens d’une façon peu engageante.
— Vous désirez ?
Mes façons peu amènes ne le rebutent pas.
— J’ai cru comprendre que vous étiez le fameux commissaire San-Antonio.
On a beau être un flic blasé, une flatterie fait toujours plaisir. C’est humain, non ?
— En effet, qu’y a-t-il pour votre service ?
Il soupire…
— Peut-être est-ce moi qui peux quelque chose pour le vôtre.