Assez prétentieux pour une banale péniche…

A la fin, je me décide à agir. Je descends de voiture, puis je dévale le remblai conduisant à la berge.

L’eau clapote doucement. Je m’engage sur la planche flexible et je parviens sur le pont sans encombre… Je pousse du pied la porte de la cambuse. Un escalier raide comme une échelle est là…

Je sors mon feu. C’est un geste qui s’impose lorsqu’on met le pied dans un coin inconnu.

Par acquit de conscience, je crie :

— Holà ! dans le bateau.

Mais rien ne remue…

Je ne perçois rien d’autre que le doux mouvement de l’eau sur la coque.

Je descends les marches de l’escalier et je mets le pied dans l’habitacle. Celui-ci se compose d’une petite cuisine-salle à manger très coquette, avec des meubles ripolinés, des machins en cuivre bien astiqués, et d’une chambre pourvue de deux couchettes.

Le tout est en ordre et n’a rien d’insolite.