Ding… Ding… Dong !

Je vais crever dans ce réservoir, noyé, asphyxié par l’essence et, dans quelques minutes, ma carcasse partira en fumée dans le tendre ciel d’Ile-de-France…

On ne saura probablement jamais comment a fini San-Antonio.

Ils graveront mon blaze dans la plaque de marbre scellée sur l’un des murs de la grande maison…

« Mort en service commandé. »

Commandé par qui ? Par lui ! Par cette bonne cruche de San-Antonio qui n’avait qu’à tenir ses pieds au sec — c’est le cas de le dire ou jamais — au lieu de jouer au Sherlock Holmes de petite banlieue !

Et mon épitaphe, je la vois d’ici…

« Il est mort comme il a vécu : comme un gland ! »

J’éclate de rire…

Mon rire me dégrise, car c’est bien une espèce de biture que me provoquent les vapeurs d’essence.