Monsieur, Suite à votre annonce parue ce jour, je puis vous aider à trouver certain disque de valeur. Un disque pratiquement étonnant (ou plutôt détonant).
Je ricane, très satisfait de ce jeu de mots à double sens. Si le gars qui recevra cette lettre est franco, il ne doutera pas un instant d’avoir affaire à un jobré.
Je continue :
Au cas où vous seriez intéressé, trouvez-vous ce soir à huit heures, à la Rhumerie Martiniquaise. Ayez un disque avec vous afin que je vous reconnaisse. Croyez, etc.
Je signe Durand, ce qui est une façon comme une autre de conserver l’anonymat.
Je vais poster ma bafouille en pneumatique, et je m’engouffre dans un cinéma.
Ça peut vous étonner que j’aille mater une toile en ce moment, mais j’ai besoin de m’aérer un peu la caboche. Besoin de ne plus penser à toutes ces giries ! Besoin de m’anéantir un peu dans la touffeur moelleuse d’un fauteuil d’orchestre.
Le film est épatant pour un type qui ne veut pas se casser le tronc. Ça vaut un massage de matière grise.
C’est l’histoire d’une souris qui est foutue comme l’as de pique et qui en rote à taper à la machine pour le compte d’un patron autoritaire.
Le bagne, quoi !