Je le rappelle.
— Sois gentil, appelle-moi à sept heures.
— C’est la standardiste qui se charge des réveils, monsieur.
— J’ai horreur d’être réveillé par une sonnerie de téléphone, ça me fout en renaud pour la journée… Dans ce cas, je vous appellerai.
— Au poil !
Lorsqu’il est parti, je me couche après avoir englouti mon whisky et je me mets à roupiller comme l’auditoire de M. André Billy lorsque ce dernier prononce une conférence aux Annales !
A sept heures, le petit gars, fidèle à sa promesse, vient me réveiller.
Je prends une douche très froide, histoire de compenser mon manque de sommeil. Je me fringue et je décroche le téléphone une fois encore.
— Allô ! mademoiselle, c’est encore moi, je fais. Dites-moi, je quitte l’hôtel à l’instant. Si vous entendez parler de quelque chose de neuf, prévenez la police, n’est-ce pas ?
— C’est déjà d’accord avec les policiers de cette nuit, affirme-t-elle.